La confiance est une liberté, un choix

« Lorsqu’une personne décharge ses émotions négatives sur vous – fait exploser sa colère et ses peurs, son dégoût ou son mépris, ils activent en vous des circuits d’émotions similaires… Les émotions sont contagieuses… la défiance augmente notre sensibilité aux émotions des autres » ( Traduction libre de Daniel Goleman, Social Intelligence, éditions Bantam, 2006, p. 13).

Au-delà des apparences, de la politesse et du contrôle, la maîtrise des émotions que l’on exrpime a donc des conséquences sur la paix.

La confiance est un acte de foiun choix intime, personnel, une façon de se positionner en relation. C’est choisir ses pensées, paroles et actions. Ce choix peut être destructeur de soi et des autres, ou constructif, constituer du déni ou de la considération.

C’est une liberté. C’est avant tout une conscience, à partir du moment où on sais qu’on a le choix.

Pour définir la confiance, il faut intégrer l’altérité et la dignité de chaque personne, en relation et dans un environnement en perpétuel changement. La confiance est complexe, ce qui n’est pas synonyme d’impossible, mais de « vivant ».

La communication qui correspond à la confiance est le « dialogue de cœur à cœur », authentique, qui implique la maîtrise de soi (de ses réactions de défiance) de manière responsable des conséquences de ses pensées, paroles et actions.

Don-t-Worry-Be-Happy-katerinalover-30154750-500-333

Ce choix permet de dépasser les différences pour accéder à un accord non superficiel. Au-delà de la « confiance naïve et aveugle », dictée, bien pensante, c’est un mode de présence à la relation qui part de soi et non pas un état permanent, construit une fois pour toute, par « hasard » ou par « chance » et que l’on « posséderait » (« avoir confiance ») quoi qu’il arrive. Cette conception naïve de la confiance revient à considérer que ressentir et réfléchir devrait se faire une fois pour toute à un instant donné, puis que l’on peut éteindre son intelligence.

En Analyse Transactionnelles, ni soumis, ni rebelle, ni normatif, ni persécuteur, l’Adulte « examine objectivement son environnement, en calcule les possibilités et probabilités ». Pour libérer la créativité, il est nécessaire de développer la liberté et le respect des relations Adultes / Adultes et ainsi permettre de penser hors du cadre existant, d’inventer de nouveaux paradigmes. Ainsi, inventer de nouvelles solutions pour répondre aux besoins des clients dans un contexte de concurrence forte se fera en sortant des logiques préétablies, visant à éviter les erreurs et, par là même, limitant la créativité par une standardisation, un blocage sur l’existant.

Le cadre rassurant de la médiation est la garantie donnée par le médiateur que l’on ne laissera pas dominer la « langue de bois », les à priori, les jugements binaires, mais que les médiés auront les moyens de ressortir plus lucides et disposeront du choix de la confiance active. Pour cela, ce qui compte, au moins autant que ce qu’on dit, est ce que l’on souhaite pour soi et à l’autre personne. C’est l’intention. Il va donc falloir chercher, s’interroger, communiquer au-delà de discours convenus.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s