Archives mensuelles : novembre 2013

Légèreté

La légèreté.

La légèreté est un état, impermanent. La faire tendre vers une constance, instable, demande des efforts de lucidité.
Je parle de cette agilité, cette élégance douce, fine, délicate, que crée la maîtrise de ce qui se passe en soi.

Elle permet l’accueil de l’autre au delà de ce qu’il devrait être ou de ce qu’on voudrait qu’il soit, de se laisser voir ce que l’autre est plutôt que ce qu’il n’est pas.

Cette légèreté non naïve, cette écoute engagée, encourage. Elle influence parce qu’elle est contagieuse, elle aussi.

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Médiation et responsabilité sociétale

Prendre un rendez vous avec un psy… Oser avancer vers un inconnu, soi, demande du courage, même si on sais que la vie sera plus confortable après.

Les entreprises sont confrontées à ce même choix . Les dirigeants veulent prendre leurs responsabilités sociétales, mais comment s’ouvrir à de nouveaux points de vue ? Et ensuite ?… Comment manager la créativité et l’adaptabilité de ses collaborateurs dans la morosité ambiante ?

L’Association Nationale des Médiateurs (ANM) organise aujourd’hui son colloque au Palais Bourbon sur « Responsabilité sociétale et société en mutation : la médiation au coeur du débat ».

Une idée reçue sur la médiation est qu’elle accompagne la gestion des conflits… Oui… Mais pas seulement. Elle est un « levier d’encouragement et d’accompagnement des mutations » comme l’écrit Gabrielle Planes, Présidente de l’ANM.

La paix part de soi… de chaque personne !

Le changement d’une personne peut changer le monde, surtout depuis que le monde est 2.0.

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C’est un acte de volonté que d’oser la confrontation de ses interprétations à celles des autres. Je ne parle pas de conflit, mais de dialogue…

Comprendre l’intention de l’autre dépend du fait d’accepter qu’il n’y a pas une perception de la vérité unique. La paix c’est ouvrir son univers (a soi même, s’écouter) et (lorsqu’on est libéré de ses peurs instinctives) s’ouvrir à l’univers de l’autre.

Les désaccords et les changements sont le fonctionnement normal de la vie en société et le rythme accéléré de ces changements amplifie le besoin de dialogue.

Collaborations intelligentes

L’intelligence est «  la faculté de comprendre », « l’aptitude au discernement » et plus particulièrement ce qui permet la « complicité », ou, comme le définissait le latin médiéval, la « bonne entente, [le] commun accord ».[1]amitié

Être intelligent c’est  exploiter son potentiel à collaborer avec les autres.


[1]              Etymologie de « intelligence » : http://www.cnrtl.fr/etymologie/intelligence

L’engagement… c’est chacun pour tous !

« Les accusations réciproques sont le signe d’un manque de confianceLes subordonnés ont peur de se faire « renvoyer dans leurs buts », de se faire « ramasser »… Les supérieurs ont peur de se faire critiquer et d’être mis en difficulté devant le nombre important de plaintes qu’ils leurs remonteraient sans qu’ils puissent juger de la fiabilité de ses remontées.

Ce « jeu des accusations réciproques » cache la peur de s’engager dans de véritables relations hiérarchiques qui pourraient révéler les incompétences des uns et des autres… Les communications critiques des uns et des autres sont en fin de compte destinées à empêcher tout changement dans les relations des acteurs qui pourrait les mettre en situation d’avoir à montrer des incompétences (et donc à être dévalorisés). » Alex Muchielli[1]

Ce blocage relationnel provient de la croyance qu’ « être quelqu’un de bien » signifierait n’avoir ni défauts, ni limites.

« Exceller par ses talents » c’est tout autre chose que la perfection : c’est faire de son mieux.

Buts 19 nov 2013

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